Petit Article que j'ai pondu pour un magazine :
"Y'a pas a dire, Il est extrêmement difficile de commencer une série de chroniques pour un magazine qui débute quand on ne connaît pas a l'avance son lectorat éventuel, son age mental ni sa perméabilité aux idées folles et aux mauvaises blagues.
Dois-je balancer la sauce tout de suite en pourfendant sauvagement du sabre de ma prose toutes les ridicules petites conventions hypocrites de mes contemporains avec cet admirable esprit provocateur qui a fait ma réputation et la fortune de mon dentiste?
Me contenterai-je de laisser parler la facette la plus antisociale de ma personnalité, et -a n'en pas douter- la plus embarrassante pour l'image de sagesse et de bonhomie que j'essaye de montrer au monde et a mes proches? donnerai-je forme a mes pensée les plus noires et ce,au risque de corrompre a jamais l'innocence de mon future lectorat fragile et féminin ? quels sont les mots a proscrire ?les limites a ne pas franchir?les attentes de mes fans en délire?
Au diable toutes ces questions, la XXX Crew m'a donné carte –presque- blanche et je compte bien en profiter jusqu'à ce qu'il décident sous la pression internationale, les supplications larmoyantes et les menaces de mort de me montrer gentiment la porte.
Préparez vous donc a subir mon avis sur tout, du dépeçage de mauvais bouquins a la dissection de navets cinématographique. Il se peut même que de temps en temps, si je suis d'humeur et si vous restez sages, je vous parle des disques que j'ai appréciés ou d'un artiste qui m'a particulièrement marqué.
Pendant que mes congénères a deux pattes batifolent bêtement sur le littoral en s'aspergeant d'eau mouillée et en s'échangeant des papouilles baveuses et sidaïques, la tanière du signataire de ces lignes est un véritable champ de bataille ou je suis retenu prisonnier en compagnie d'un maçon moustachu et d'un peintre daltonien. le souvenir de la méditerranée s'apparentant de plus en plus a une grosse flaque d'eau avec du sel et des poissons au milieu.
Aussi, je cimente, je colle, je bêche, je bricole, je coupe et je rafistole collectionnant les ampoules et les échardes et écoutant d'une oreille distraite mais amusée les douces divagations de mon moustachu de maçon me racontant par le menu et avec force détails ce qu'il ferait au pauvre troufion israélien si jamais il était parachuté sur Beyrouth, la, maintenant tout de suite.
Que l'ONU enterre son projet de résolution, que le Hezbollah trépigne de joie et qu' Israël change de sous-vêtements, l'arme fatale est chez moi, dans mon jardin. elle fait 60 kgs ,consomme deux doses de chemma par heure et est prête –tel un Rambo de la truelle- a aller immédiatement et lamentablement crever au Liban le c½ur plein de mitraille et de bénédictions
Apres avoir –a l'aide d'un treuil- hissé ce vaillant héros a la hauteur de ma consternation,
j'ai repensé mélancoliquement aux films de ma folle jeunesse quand ce bon vieux Schwarzenegger pour se venger d'un nom a coucher dehors dézinguait régulièrement et sans transpirer un pays d'Amérique du sud a lui tout seul.
Les choses ont bien changés depuis. maintenant, le Gouvernator zigouille les gentils plutôt que de les sauver et gracie les dindes au lieu de les embrasser a la fin de ses films.
Bon ok,Tookie le condamné en question n'avait rien d'un enfant de ch½ur et j'ai toujours eu du mal –nature désabusée oblige- a croire en la sincérité du repentir de certains.
Qu'on juge plutôt : « Apres avoir sauvagement violé, massacré et mangé (pas forcement dans cet ordre) une famille de 8 personne dont 4 enfants, un chien borgne et un poisson rouge,Jack Bloodkiller malgré son casier chargé comme une langue de pochard a trouvé la lumière dans son assiette de purée. désormais, il se fait appeler Jack Happyflowers ,vit une histoire d'amour avec une patate douce et est devenu un fervent végétarien arguant que maintenant, il pouvait répondre a cette célébrissime question prevostienne que se posent religieusement et depuis des années les habitants de Montcuq : c'est vraiment du poulet. »
Parlons un peu statistiques histoire d'injecter un peu de sérieux dans cette chronique qui prend dangereusement l'eau, je cite: «Au cours des vingt-cinq dernières années, 102 prisonniers sont sortis des Couloirs de la Mort américains après avoir été innocentés, une poignée fut disculpée par l'examen de leur ADN, mais la plupart avaient été victimes de témoins malveillants ou d'un couac du système judiciaire. »
j'ajouterai a cette liste le pauvre bougre condamné par un jury trop blanc et trop républicain parce que ce petit malpoli a eu le mauvais goût, la maladresse ultime de naître Hispano,Black,Indien ou Arabe (Welcome to Guantanamo) et qu'il est trop fauché pour se payer une avocate de la trempe d'Ally Mc Beal pour graisser les rouages de la justice a son profit.
Je rappelle a mon lectorat captivé que le système judiciaire américain bien qu'admirable par de très nombreux aspects est l'un des plus sclérosés qui soient et qu'il existe encore dans certains états des lois qui interdisent de donner de l'alcool a une souris ou de porter une fausse moustache qui puisse causer des rires a l'église (véridique)
Donc,s'il existe une maigre chance, une infime possibilité pour que le « présumé coupable » ne le soit pas malgré toutes les spéculations tarabiscotées et les preuves a la lumière bleu des experts de Miami, sans oublier les fastidieuses procédures d'appel et les longues années passées a arpenter le couloir de la mort en attendant le bus de la grande faucheuse avec l'espoir au c½ur,la peur eu ventre et son ticket a la main,la peine de mort devient de ce fait irrémédiablement et irrévocablement inique, obsolète et parfaitement inhumaine.
Que les aficionados des exécutions sauvages se rassurent, condamner quelqu'un a vie, c'est quand même le condamner a mort a petit feu.
.C'est exactement l'apostolat du magnifique film d'Alan Parker "la vie de David Gale" sorti en 2003 avec un Kevin Spacey torturé et tortueux et une Kate Winslet en jeune journaliste ambitieuse enfin débarrassée du fantôme d'un certain bateau qui coule.
Ce film malgré des qualités certaines a pourtant été impitoyablement exécuté –a cause d'un scénario jugé capilotracté- par des critiques trop sérieux et trop occupés a baver devant Di Caprio (Argh !!encore lui) et son gang de New-yorkais déchaînés. Les critiques de cinéma comme l'amour et la justice sont aveugles.
Pour terminer sur une note espiègle et légère, je me suis toujours demandé a quoi pouvait bien ressembler la vie sociale et affective d'un maton du couloir de la mort, mettons de l'interactivité dans cette chronique et imaginons la scène ensemble, bar branché, saxophoniste inspiré, ambiance tamisée, jeune fille au généreux décolletée :
-"tu fais quoi dans la vie beau gosse"?
-"Moi ? je bosse au pénitencier de Death Valley, C'est moi qui ramasse les p'tits bouts de chaire calcinés et sanguinolents qui éclaboussent parfois les murs de la pièce quand les cathodes de la chaise électriques sont mal branchés, je passe aussi la serpillière parce que certains détenus peureux et indélicats s'oublient sur mon joli parquet ciré .
Ah Ces condamnés a mort,aucun savoir vivre"....
Mouais,mon petit doigt me dit que ça doit marcher moyen avec les femmes....
"Y'a pas a dire, Il est extrêmement difficile de commencer une série de chroniques pour un magazine qui débute quand on ne connaît pas a l'avance son lectorat éventuel, son age mental ni sa perméabilité aux idées folles et aux mauvaises blagues.
Dois-je balancer la sauce tout de suite en pourfendant sauvagement du sabre de ma prose toutes les ridicules petites conventions hypocrites de mes contemporains avec cet admirable esprit provocateur qui a fait ma réputation et la fortune de mon dentiste?
Me contenterai-je de laisser parler la facette la plus antisociale de ma personnalité, et -a n'en pas douter- la plus embarrassante pour l'image de sagesse et de bonhomie que j'essaye de montrer au monde et a mes proches? donnerai-je forme a mes pensée les plus noires et ce,au risque de corrompre a jamais l'innocence de mon future lectorat fragile et féminin ? quels sont les mots a proscrire ?les limites a ne pas franchir?les attentes de mes fans en délire?
Au diable toutes ces questions, la XXX Crew m'a donné carte –presque- blanche et je compte bien en profiter jusqu'à ce qu'il décident sous la pression internationale, les supplications larmoyantes et les menaces de mort de me montrer gentiment la porte.
Préparez vous donc a subir mon avis sur tout, du dépeçage de mauvais bouquins a la dissection de navets cinématographique. Il se peut même que de temps en temps, si je suis d'humeur et si vous restez sages, je vous parle des disques que j'ai appréciés ou d'un artiste qui m'a particulièrement marqué.
Pendant que mes congénères a deux pattes batifolent bêtement sur le littoral en s'aspergeant d'eau mouillée et en s'échangeant des papouilles baveuses et sidaïques, la tanière du signataire de ces lignes est un véritable champ de bataille ou je suis retenu prisonnier en compagnie d'un maçon moustachu et d'un peintre daltonien. le souvenir de la méditerranée s'apparentant de plus en plus a une grosse flaque d'eau avec du sel et des poissons au milieu.
Aussi, je cimente, je colle, je bêche, je bricole, je coupe et je rafistole collectionnant les ampoules et les échardes et écoutant d'une oreille distraite mais amusée les douces divagations de mon moustachu de maçon me racontant par le menu et avec force détails ce qu'il ferait au pauvre troufion israélien si jamais il était parachuté sur Beyrouth, la, maintenant tout de suite.
Que l'ONU enterre son projet de résolution, que le Hezbollah trépigne de joie et qu' Israël change de sous-vêtements, l'arme fatale est chez moi, dans mon jardin. elle fait 60 kgs ,consomme deux doses de chemma par heure et est prête –tel un Rambo de la truelle- a aller immédiatement et lamentablement crever au Liban le c½ur plein de mitraille et de bénédictions
Apres avoir –a l'aide d'un treuil- hissé ce vaillant héros a la hauteur de ma consternation,
j'ai repensé mélancoliquement aux films de ma folle jeunesse quand ce bon vieux Schwarzenegger pour se venger d'un nom a coucher dehors dézinguait régulièrement et sans transpirer un pays d'Amérique du sud a lui tout seul.
Les choses ont bien changés depuis. maintenant, le Gouvernator zigouille les gentils plutôt que de les sauver et gracie les dindes au lieu de les embrasser a la fin de ses films.
Bon ok,Tookie le condamné en question n'avait rien d'un enfant de ch½ur et j'ai toujours eu du mal –nature désabusée oblige- a croire en la sincérité du repentir de certains.
Qu'on juge plutôt : « Apres avoir sauvagement violé, massacré et mangé (pas forcement dans cet ordre) une famille de 8 personne dont 4 enfants, un chien borgne et un poisson rouge,Jack Bloodkiller malgré son casier chargé comme une langue de pochard a trouvé la lumière dans son assiette de purée. désormais, il se fait appeler Jack Happyflowers ,vit une histoire d'amour avec une patate douce et est devenu un fervent végétarien arguant que maintenant, il pouvait répondre a cette célébrissime question prevostienne que se posent religieusement et depuis des années les habitants de Montcuq : c'est vraiment du poulet. »
Parlons un peu statistiques histoire d'injecter un peu de sérieux dans cette chronique qui prend dangereusement l'eau, je cite: «Au cours des vingt-cinq dernières années, 102 prisonniers sont sortis des Couloirs de la Mort américains après avoir été innocentés, une poignée fut disculpée par l'examen de leur ADN, mais la plupart avaient été victimes de témoins malveillants ou d'un couac du système judiciaire. »
j'ajouterai a cette liste le pauvre bougre condamné par un jury trop blanc et trop républicain parce que ce petit malpoli a eu le mauvais goût, la maladresse ultime de naître Hispano,Black,Indien ou Arabe (Welcome to Guantanamo) et qu'il est trop fauché pour se payer une avocate de la trempe d'Ally Mc Beal pour graisser les rouages de la justice a son profit.
Je rappelle a mon lectorat captivé que le système judiciaire américain bien qu'admirable par de très nombreux aspects est l'un des plus sclérosés qui soient et qu'il existe encore dans certains états des lois qui interdisent de donner de l'alcool a une souris ou de porter une fausse moustache qui puisse causer des rires a l'église (véridique)
Donc,s'il existe une maigre chance, une infime possibilité pour que le « présumé coupable » ne le soit pas malgré toutes les spéculations tarabiscotées et les preuves a la lumière bleu des experts de Miami, sans oublier les fastidieuses procédures d'appel et les longues années passées a arpenter le couloir de la mort en attendant le bus de la grande faucheuse avec l'espoir au c½ur,la peur eu ventre et son ticket a la main,la peine de mort devient de ce fait irrémédiablement et irrévocablement inique, obsolète et parfaitement inhumaine.
Que les aficionados des exécutions sauvages se rassurent, condamner quelqu'un a vie, c'est quand même le condamner a mort a petit feu.
.C'est exactement l'apostolat du magnifique film d'Alan Parker "la vie de David Gale" sorti en 2003 avec un Kevin Spacey torturé et tortueux et une Kate Winslet en jeune journaliste ambitieuse enfin débarrassée du fantôme d'un certain bateau qui coule.
Ce film malgré des qualités certaines a pourtant été impitoyablement exécuté –a cause d'un scénario jugé capilotracté- par des critiques trop sérieux et trop occupés a baver devant Di Caprio (Argh !!encore lui) et son gang de New-yorkais déchaînés. Les critiques de cinéma comme l'amour et la justice sont aveugles.
Pour terminer sur une note espiègle et légère, je me suis toujours demandé a quoi pouvait bien ressembler la vie sociale et affective d'un maton du couloir de la mort, mettons de l'interactivité dans cette chronique et imaginons la scène ensemble, bar branché, saxophoniste inspiré, ambiance tamisée, jeune fille au généreux décolletée :
-"tu fais quoi dans la vie beau gosse"?
-"Moi ? je bosse au pénitencier de Death Valley, C'est moi qui ramasse les p'tits bouts de chaire calcinés et sanguinolents qui éclaboussent parfois les murs de la pièce quand les cathodes de la chaise électriques sont mal branchés, je passe aussi la serpillière parce que certains détenus peureux et indélicats s'oublient sur mon joli parquet ciré .
Ah Ces condamnés a mort,aucun savoir vivre"....
Mouais,mon petit doigt me dit que ça doit marcher moyen avec les femmes....